lundi

Elle (3)

Rentrée chez elle, endolorie, un peu hagarde, elle avait essayé d'oublier cette histoire; la peau avait gardé quelques morsures, mais le temps...

Et puis un matin, le réveil avait été plus difficile, les jambes lourdes et la tête étourdie; et ce matin là, elle avait su que sa vie changeait.

Rien. Elle ne lui dirait rien. De toute façon, aucune coordonnées n'avait été échangée et elle ne se sentait pas de lui téléphoner à la rédaction de son journal pour lui lâcher l'info, qui, même s'il ne s'agissait pas d'une guerre mondiale à leur échelle, ne resterait qu'un "private-scoop"...

Ce serait à elle seule de choisir; elle seule de décider, et elle seule de s'occuper de cet être qui assurément, bouleverserait tout et nécessiterait quelques adaptations.

Elle pris le temps de se faire un café, de prendre une longue douche, et de peser le pour et le contre avant d'appeler son chef pour lui demander que sa prochaine mission soit au siège de l'entreprise et non plus sur le terrain, invoquant des raisons familiales. Il accepta.
Puis elle appela chez ses parents.



1 commentaire:

Anonyme a dit…

Ne pas lacher l'info? Ca c'est lâche! Ca fait tache parmi les tâches non encore faites!Oui, bon, je rabâche, je rabâche, c'est vache à la fin! Dussè - je mourir à la tâche, je t'en rebattrai les oreilles!