jeudi

Lui (2)

Incroyable! il s'imaginait peut-être qu'il pouvait passer son temps à siroter son demi, de l'air nonchalant de celui qui n'a plus rien à perdre? elle était partie depuis plus de dix minutes et l'autre n'arrivait pas...en soupirant, il se leva, posa 10 francs devant le barman, et pris le risque de partir. Il rappellerait.
La berline frôla le trottoir en s'arrêtant devant lui. La porte s'ouvrit et le Gorille qui sortit pour se mettre en travers de son chemin n'avait rien d'aimable. Un peu contraint, mais sans peur, il s'assit à côté du cousin de l'homme, et attendit la suite.

-"J'ai rêvé, ou t'allais vraiment ficher le camp?"
-"Ça m'étonnerait que tu te souviennes de tes rêves, tu dois même pas savoir ce que c'est", lui rétorqua-t-il, bêtement.

C'est vrai, ce genre d'animal là a des réactions imprévisibles. Ils ont la fidélité du chien à l'égard du maître, acceptant les coups, les insultes et les récompenses, de façon identique. Jo ne faisait pas exception à la règle.

-"Tu devrais pas, mais je dirais rien, ça nous mettrais encore plus en retard. Il aime pas quand ça traîne."
-"J'y suis pour rien, ça fait des plombes que je réfléchis avec mon verre, et comme compagnie y avait mieux!"
-"Ouais, pour sûr, j'ai vu la Gonz sortir, j'te voyais bien la suivre!"
-"Comme quoi, tu vois, vaut mieux pas que tu penses."

1 commentaire:

Anonyme a dit…

hehe pas mal !

ouai vaut mieux pas qu'il pense ;)

il me tarde de savoir où cela va déboucher, suspens...